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Adela, Georges et leurs trois garçons ont été accueillis dans un hôtel social à Saint-Ouen-l’Aumône, au nord-ouest de Paris, pendant deux semaines. Ils ont ensuite rejoint un nouveau bidonville à Grigny, dans l’Essonne, construit en mars et qui compte aujourd’hui déjà vingt-cinq familles. Pour eux, il faut donc repartir de zéro : reconstruire une baraque, retrouver un poêle, récupérer des matelas, des vêtements, des meubles.


Avec l’aide des associations, Adela, qui attend un quatrième garçon, refait son CV et ne perd pas espoir de trouver un jour cet emploi qui lui permettra de vivre la vie dont elle rêve tant.


Quant à Dragomir, Daniela et leurs filles, la chance semble leur sourire puisqu’ils ont été choisis par la préfecture pour faire partie d’un programme d’insertion. Ils ont d’ores et déjà été régularisés, ce qui signifie que les menaces d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d’un retour forcé vers la Roumanie se sont enfin éloignées.


Dragomir a signé son contrat de travail quelques jours après l’expulsion du camp de la nationale 7. Il est peintre sur un chantier à Viry-Châtillon, est logé dans un hôtel social à quelques kilomètres de là et bientôt, avec toute sa famille, ils seront logés dans un mobil-home sur l’ancien hippodrome de Ris-Orangis. Un grand pas de franchi vers cette intégration tellement souhaitée.

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