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CRÉDITS
À son arrivée au bidonville de Ris-Orangis, Adela a recommencé à déposer des CV dans les boulangeries alentour, les magasins et les supermarchés en espérant décrocher quelques heures de ménage, sans succès. Elle avoue faire la manche de temps en temps, mais jamais avec ses enfants.

Son mari, Georges, travaille, dès qu'il en a l'occasion, dans le bâtiment, au noir. Sinon, il vend le journal des sans-abris dans le métro, acheté 80 centimes, et vendu 2 euros. Mais le risque est grand, car n’ayant pas d’autorisation officielle, il sera expulsé vers la Roumanie s’il se fait arrêter.

Avec son beau-frère, Dragomir, ils ramassent aussi des métaux dans les bennes sur les chantiers pour les vendre à un ferrailleur qui leur donne 15 centimes d’euros le kilo, 5 euros quand il s’agit de cuivre. Le jeune homme refuse de faire la manche, du coup, c’est sa femme Daniela qui mendie régulièrement. Une à deux fois par semaine, elle s’installe aussi sur le marché de la porte de Clignancourt, au nord de Paris, à la sauvette, pour vendre vêtements et chaussures trouvés dans les poubelles et encore en bon état.

Tout cela leur permet de récolter quelques dizaines d’euros par mois pour payer le fioul des générateurs du bidonville, acheter de la nourriture et envoyer de temps en temps de l’argent à leur famille restée en Roumanie.
"Tout ce qu'on veut,
c'est travailler."

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Adela