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Si l'école est obligatoire pour tous les enfants français et étrangers vivant sur le territoire, la scolarisation des petits Roms se révèle parfois compliquée. L'exemple de Ris-Orangis est symptomatique : en janvier dernier, le maire PS de la commune, Stéphane Raffalli, a refusé d'inscrire les douze enfants du bidonville de la nationale 7 à l'école primaire, tout en proposant que les cours se déroulent dans un gymnase de la ville, à l’écart des autres élèves. Une décision intolérable – et hors la loi – que le Défenseur des droits a cassé un mois plus tard.

Autre obstacle, de taille, à cette scolarisation : les freins administratifs opposés par les municipalités, au mépris de la légalité. Certaines exigent en effet une domiciliation des familles sur la commune, en préalable à l’inscription scolaire de leurs enfants. Or, cette domiciliation est souvent très difficile à obtenir, les Centres communaux d'action sociale (
CCAS) refusant souvent de la délivrer bien qu'ils soient censés le faire. Selon une étude réalisée en 2009 par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France, les CCAS n’assurent en effet que 17% des domiciliations franciliennes alors qu’elles sont deux fois plus nombreuses que les associations agréées.
"Entre 5 000 et 7 000 mineurs Roms en France ont atteint - ou atteindront - l’âge de 16 ans sans avoir été scolarisés."

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CRÉDITS
Alexandre Lebourg, directeur de l'école Félix Esclangon à Viry-Châtillon.